dimanche 9 novembre 2014

Le 9 Novembre 1989, à 23h30...


... le lieutenant-colonel de la Stasi Harald Jäger donne l'ordre d'ouvrir aux citoyens Est-Allemands la frontière au poste de contrôle de la Bornholmer Strasse...

Le Mur de Berlin s'effondre tout comme l'ancien ordre mondial issu de la Seconde Guerre Mondiale.

vendredi 7 novembre 2014

Jean-Claude Juncker peut-il encore incarner les idéaux de l'Union Européenne ?



On disait Jean-Claude Juncker physiquement fatigué mais il semblerait que ce soit pour une bien autre raison que l'actuel président de la Commission Européenne doive sous peu passer la main.

Celui qui doit incarner l'unité de l'Europe et donc la convergence d'intérêts de tous les membres de l'Union est frappé de plein fouet par le scandale du Luxleaks. Premier ministre du Luxembourg de 1995 à 2013 et surtout ministre des finances de 1989 à 2009, Jean-Claude Juncker s'est toujours affiché comme un libéral-démocrate pro-européen tout en défendant férocement les régimesfiscaux luxembourgeois.

Déjà, à la tête de l'Eurogroupe (réunion des ministres des finances des états membres de la zone Euro) de 2005 à 2013, il s'est retrouvé dans la délicate posture de grand argentier prônant la régulation financière tout en étant à la tête d'un paradis fiscal.

La révélation par l'ICIJ du Luxleaks fragilise encore un peu plus la position de monsieur Juncker en qualité de président de la commission européenne. Il est peu probable qu'après plus de 20 années passées à la tête ministère clé des finances, il n'ait pas eu connaissance de ce système d'accord fiscaux secrets qui concernent près de 340 multinationales dont les firmes Apple, Amazon, Verizon, AIG, Heinz, Pepsi ou encore Ikea.
L'actuel ministre luxembourgeois des finances, Pierre Gramegna considère que la pratique du "tax ruling" fait partie du patrimoine national du Grand-Duché. Ce procédé qui est légal permet à une entreprise de demander à l'avance comment sa situation fiscale sera traitée par l'administration fiscale d'un pays et d'obtenir certaines garanties juridiques. Au Luxembourg, ces négociations étaient menées au travers des grands du conseil dont PricewaterhouseCoopers.

Dans le même temps, des enquêtes concernent les régimes fiscaux accordés à Apple (Irlande), Starbucks (Pays-Bas), Fiat Finance and Trade et Amazon (Luxembourg).

Depuis juin, la commission européenne enquête tout particulièrement sur le Luxembourg et estime que le régime fiscal très favorable accordé à certaines entreprises (on parle de taux inférieur à 1 % contre 21 % pour le taux officiel) doit être assimilé à des aides d'État illégales.

Dans le même temps, l'OCDE a été chargée par le G20 de lutter contre les pratiques d'évasion fiscales des multinationales et fait donc pression sur le Luxembourg pour se mettre en conformité avec le principe de souveraineté fiscale, c'est à dire l'imposition des bénéfices dans le pays dans lesquels ils ont été réalisés.

Le Luxembourg par la voie de son ministre des finances persiste à s'accrocher à ses pratiques de paradis fiscal mais la pression est forte.

Quant à Jean-Claude Juncker qui était en poste à l'époque des accords dénoncés par l'ICIJ, la position semble de plus en plus intenable. Il n'est pas sûr que cette fois-ci il s'en sorte par grâce à un énième compromis dont sont coutumières les instances européennes...

lundi 6 octobre 2014

jeudi 11 septembre 2014

Mince, j'avais raté la une de Paris-Match



J'avais cru avoir bien préparé la réunion d'hier soir avec mes camarades socialistes. Pensez donc une grosse cinquantaine de militants qui un soir de semaine se déplacent pour échanger sur la loi ALUR, le virage à droite de Hollande, la confiance à accorder ou pas à Valls, la droite réactionnaire et revancharde, les coups bas contre Taubira et Najat Vallaud-Belcacem, les rythmes scolaires, les États Généraux des Socialistes, le moral en berne des militants... c'est presque miraculeux par ce gros temps.

Alors, on lit, on réfléchit, on prépare ses interventions,... tout cela pour qu'on nous balance en dernière minute la une de Paris-Match avec Montebourg et Filipetti.

Dure époque du néant instantané.

lundi 8 septembre 2014

Valou, c'est quoi ce bouquin tout pourri ?



Soyons clair et il faut le dire, c'est quoi ce bouquin tout pourri que vient de nous pondre Valérie Trierweiler ?

Beaucoup de buzz, de la publicité, des extraits savamment distillés dans la presse, une fausse fuite de l'auteur à l'étranger, une impression en Allemagne,... et tout cela pour une histoire des plus banales, de celles vécues par tant de couples qui se déchirent, et passent le reste de la vie à se pourrir la vie.

Heureusement que Jegoun l'a volé et lu pour moi, sinon j'aurais failli l'acheter... euh finalement non car ce genre de littérature périmée 10 minutes après sa sortie, c'est à dire 5 minutes après que le journaliste ait reçu le dossier de presse, ce n'est pas mon genre.

Bon, l'histoire on la connaissait : Valou aime François et François aime Valou. Jusque là, c'est simple. Après cela devient plus compliqué : en effet François aime aussi faire du scooter pour aller chez Julie sans Valou qui n'est pas partageuse.

Voilà l'intrigue du livre et franchement comme histoire c'est pas terrible. Bon, dans le passé de bons auteurs à partir d'une idée de départ simple, on réussit à faire de bon roman. Mais là, c'est en plus tout nul : ni suspens, ni rebondissement, pas d'accessoire à part un scooter, ... bref le néant.


Franchement Valérie, c'est quoi cette daube sans intérêt, sans imagination, ni histoire...

Prenons un autre exemple, celui de Nicolas Sarkozy. 

Là il y a vraiment matière à écrire un livre avec plein de personnages, certains en liberté, d'autres en fuite, des émirs avec des valises pleines de pognon, des amis plein de pognon, des amis qui volent du pognon,... et aussi plein de filles, des femmes qu'on vole à des amis, des chanteuses, Nadine Morano...Des seconds rôles patibulaires ou inquiétants : Brice Hortefeux, Claude Guéant,.. Et de l'action avec des voyages à l’œil en yacht ou en avions qui transportent de la cocaïne. Et du suspens : les juges sauront-ils rattraper Nicolas avant qu'il embobine une nouvelle fois les électeurs et gagne son immunité présidentielle...

Pas de problème, quand l'histoire complète de Nicolas sort, j'achète le livre pour passer du bon temps.

Alors désolé Valérie, tu ne fais pas le poids avec ton livre tout pourri.

lundi 25 août 2014

Valls 2 : Aurélie Filipetti jette l'éponge

Dans une lettre datée d'aujourd'hui, Aurélie Filipetti, ministre de la culture sortante explique les raisons pour lesquelles elle ne souhaite pas candidater pour le prochain gouvernement Valls.

Suite à la défiance affichée ce week-end par deux des poids-lourds du gouvernement Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, François Hollande a demandé ce matin au premier ministre Manuel Valls la démission de son gouvernement. Dans le même temps, il a renouvelé la confiance à ce dernier pour former un nouveau gouvernement plus en phase avec la ligne gouvernementale suivie.

Sauf retournement de dernière minute, la composition du gouvernement Valls 2 devrait être connue ce mardi. A défaut de pouvoir rassembler à la gauche du Parti Socialiste, voire au centre de ce même parti, les options de Manuel Valls restent très limitées et les tentatives d'ouverture au centre très illusoire.




samedi 23 août 2014

Montebourg Vs Montebourg

Désormais, entre les deux hommes le torchon brûle. 



A droite, Arnaud Montebourg, ministre des finances et gardien de l'orthodoxie budgétaire fixée par Bruxelles.



A gauche, Arnaud Montebourg, le trublion socialiste qui appelle aujourd'hui dans une interview dans Le Monde à une rupture politique :

« Il faut donner la priorité à la sortie de crise et faire passer au second plan la réduction dogmatique des déficits, qui nous conduit à l'austérité et au chômage ».


Sauras-tu les reconnaître ?

Titi Gnangnan poil à gratter du maire d'Alba-Villa

On peut être opposant politique et fan de BD. On peut aussi être opposant politique et auteur de BD. On peut être opposant politique et un très doué auteur de BD.

C'est le cas de Remedium, auteur de Titi Gnangnan, un comique strip de quatre cases quotidien relatant le quotidien de Titi Gnangnan, maire de la ville d'Alba-Villa.



Bien sûr, les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite, même si de vilaines langues prétendent que Titignangnan serait Thierry Meignen, le maire UMP du Blanc-Mesnil.

Pour le plaisir, nous vous proposons deux strips de cette série. Bien sûr, les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, tout rapprochement avec certains personnages d'autres villes ne saurait être que fortuit.







Consultable sur Facebook ou sur le site dédié The Titi Gnangnan Daily Strip


vendredi 22 août 2014

Mélenchon : la grande gueule prend du champ



Jean-Luc Mélenchon vient d'annoncer qu'il quittait la co-présidence du Parti de Gauche (PG) qu'il avait bfondé en février 2009. Même s'il déclare ne pas vouloir pour autant quitter la politique, l'ancien candidat aux élections présidentielles souhaite prendre du recul. Selon son entourage, il devrait limiter ses sorties médiatiques.

Il faut sans doute voir dans ce retrait un aveu d'échec quant à la stratégie conduite par Jean-Luc Mélenchon qui a consisté plus à taper sur son ancien parti politique, le Parti Socialiste que sur la droite. Cette stratégie de gauchisation n'a finalement pas porté ses fruits. Le Parti de Gauche et le Parti Communiste qui est son principal allié au sein du Front de Gauche n'ont pas récolté les fruits de ce clivage à outrance. Bien au contraire, le Front de Gauche est bien en recul, finalement lui aussi emporté par la déconfiture électorale du Parti Socialiste. Sa position jusqu'au-boutiste a aussi contribué à brouiller ses relations avec le Parti Communiste pour lequel une implantation locale y compris au sein d'alliances avec les socialistes était primordiale. A quelques semaines de la Fête de l'Humanité, Mélenchon pourrait aussi le grand absent du grand rendez-vous communiste de la rentrée.

Autoproclamé adversaire numéro 1 de Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon n'a pas réussi à convaincre un électorat populaire qui se tourne désormais en masse vers le Front National. 
Coincé entre un Parti Socialiste en panne électorale et un électorat qui se tourne désormais vers le parti frontiste, la gauche de la Gauche est elle aussi en panne et au bord de l'implosion.

L'ancien apparatchik socialiste annonce donc entrer dans une période de réserve.. ce qui va sans nul doute réjouir plus d'un à gauche, toutes tendances confondues.

jeudi 14 août 2014

Hollande face au mur de la croissance nulle

Après la lourde défaite du Parti Socialiste aux élections municipales, la chute vertigineuse de sa cote de popularité dans les sondages, c'est désormais la perspective d'une croissance atone que craint François Hollande. L'INSEE vient de publier les chiffres pour le deuxième trimestre : la croissance est nulle. Le chef de l'État avait parié sur une reprise économique en 2014, seul espoir de stopper la montée du chômage ou du moins le stabiliser, tout en respectant ses engagements européens de maîtrise budgétaire.

Après les 0,3 % de croissance enregistrés en 2013, Michel Sapin parie désormais sur un maigre 0,5 % loin du 1 % espéré en débuts d'année. Une prévision qui est à cette heure presque osée alors que les indices des prix laissent présager un début de déflation.

François Hollande est dans une situation politique critique. Il a fait du redressement financier et du respect des critères financiers une priorité en soumettant le pays à une très dure cure d'austérité. Son obstination à ne pas infléchir sa politique économique, ni la donne financière imposée par l'Allemagne n'a pas permis au pays de retrouver le chemin de la croissance. Bien au contraire, l'économie française est en panne et ne peut même plus prétendre à bénéficier d'un éventuel rebond causé par la sortie de crise de 2009.

Dans un pays dont l'économie est traditionnellement tirée par la consommation des ménages, il s'est enferré dans une politique d'austérité qui on le comprend bien ne permettra ni de relancer la croissance économique, ni d'assurer la maîtrise budgétaire et encore moins d'enrayer la croissance de la dette.

On peut se demander si François Hollande et bien sûr Manuel Valls sont encore capables d'infléchir leur politique économique quitte à déplaire à la chancelière allemande. 
Dans l'immédiat, le résultat est éloquent à vouloir à tout prix la maîtrise budgétaire, ils n'ont obtenu ni reprise économique, ni maîtrise budgétaire.
Ce constat vise aussi le dogme budgétaire allemand et ses applications désastreuses en Grèce, en Espagne ou encore en Italie. C'est finalement, l'ensemble de l'économie européenne qui stagne.


lundi 30 juin 2014

Réunion débat : les conséquences du pacte de responsabilité sur les quartiers populaires




Ce soir à 20h30 au siège de la Fédération PS de Seine-Saint-Denis. (Avec preview spéciale Coupe du Monde dès 18h pour les footeux...)

lundi 16 juin 2014

Hémorragie de militants au Parti Socialiste


Le premier secrétaire par intérim du Parti Socialiste, Jean-François Cambadélis vient d'annoncer que le Parti Socialiste avait perdu 25.000 militants. Désormais, le Parti est sans doute bien loin des 300.000 adhérents sans aucun doute trop légèrement revendiqué en avril dernier par la direction du PS.

Il ne s'agit pas d'une hémorragie consécutive aux deux derniers échecs électoraux mais d'une tendance plus profonde car conformément aux statuts la perte du statut d'adhérent est automatique au bout de deux années.
Jean-Christophe Cambadélis tend à relativiser le phénomène en mettant cela sur le compte d'un turnover naturel au sein du parti.

La situation est sans doute plus dramatique que cela. En effet, en phase de préparation des listes électorales pour les élections municipales, les adhésions sont plus nombreuses car l'adhésion effective est exigée dans un grand nombre de fédérations pour pouvoir figurer en qualité de candidat sur les listes et pour les faire voter en section. Le Parti Socialiste aurait du naturellement voir ses effectifs gonfler dans cette perspective. Cela n'a pas été le cas et donc cela signifie que l'hémorragie de militants a été plus importante que celle actuellezment constatée.. 

Reste à savoir s'il s'agit d'un phénomène ponctuel et si le parti verra à terme ses effectifs de nouveau gonfler. Ou s'il s'agit d'un mouvement inéluctable de militants quittant un parti dans lequel ils ne se reconnaissent plus.
Cette analyse sera plus difficile. Il n'est toujours pas facile de savoir pourquoi un militant participe de moins en moins aux activités de sa section et un beau jour disparaît définitivement...

Actuellement, être militant socialiste est un sacerdoce assez inconfortable tant à cause de l'impopularité de l'exécutif que souvent, le manque d'adhésion de ce même militant à la politique gouvernementale. Un double dilemme que ne souhaitent plus assumer de nombreux de militants.

Et pourtant, l'existence d'une base militante est primordiale pour tout parti. Sans doute, le prochain congrès prévu en 2015 sera essentiel tant pour se compter au sein des divers courants que pour la survie même du Parti Socialiste.

jeudi 5 juin 2014

Copé en Byg-meeting chez son ami Beschizza !



Jean-François Copé a choisi Aulnay-sous-Bois, ville dont son ami Bruno Beschizza est maire pour son dernier meeting en qualité de dirigeant de l'UMP. 

«Dans cette affaire terrible, je veux vous le dire une nouvelle fois, mon intégrité est totale»

Ce dernier meeting du "chef" Copé est bien sûr placé sous le signe de l'Affaire Bygmalion qui a précipité sa destitution de la tête de l'UMP malgré ses dénégations. Face aux multiples accusations dont il est la cible au sein même des dirigeants de l'UMP, Jean-François Copé veut profiter de ce meeting pour dire enfin sa vérité.

Allez chiche Jean-François, déballe tout !

vendredi 30 mai 2014

Le général triste de Varsovie est mort


Wojciech Jaruzelski est mort dimanche dernier, le 25 mai 2014. Le général Jaruzelski, c'est l'homme fort de la Pologne de 1981 qui sur fond d'insurrection populaire déclare l'état de siège. Au même moment les armées soviétiques se massent aux frontières sur ordre d'un Kremlin fort mécontent de l'agitation créée par le syndicat Solidarnosc et son leader, Lech Walesa. Les souvenirs et les images sont floues (d'origine). Au vert des uniformes répond la grisaille des grandes avenues de Varsovie et la tristesse d'un pays alors muselé.
Né en 1923 et élevé au sein d'une des plus anciennes familles nobles de Pologne, peu de choses le disposait Wojciech Jaruzelski à finir dans la main de l'ogre soviétique. Son grand-père fût exilé en Sibérie pour sa participation à l'insurrection de 1863. Son père fût volontaire lors de la guerre polono-soviétique de 1920. Quant en 1940, les sovitiques envahissent la Pologne, sa famille se réfugie en Lituanie d'où elle sera finalement déportée. Le père finit au Goulag en Sibérie tandis que le jeune Jaruzelski et sa mère sont envoyés dans les Monts Altaï.
Et pourtant, il s'engage alors dans la toute nouvelle armée polonaise créée sous le contrôle de l'Armée Rouge. Il combat sur la Vistule et sur l'Oder. Après son retour en Pologne, il gravit tous les échelons au sein de l'armée, devenant chef d'état-major en 1965. En 1968, il participe à l'éviction des juifs au sein de l'armée et devient ministre de la défense. Cette même année, il participe à l'invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes du Pacte de Varsovie en répression du Printemps de Prague. En 1970, il participe à la violente répression des émeutes de la Baltique.
C'est tout naturellement lui qui devient l'homme fort de la Pologne en décembre 1981, décidé à réprimer l'espoir démocratique suscité par le syndicat Solidarité.
Quant en 2007 au crépuscule de sa vie, il sera mis en accusation pour instauration de la loi martiale, le général Jaruzelski plaide que son coup d'état a évité une invasion militaire soviétique bien plus sanglante. Pour des raisons de santé, le procès n'aura jamais lieu et encore aujourd'hui, on continue de s'interroger sur le général triste de Varsovie.

mardi 27 mai 2014

Sans regret (Copé démissionné de l'UMP)


Ce mardi matin, Jean-François Copé est contraint à la démission de la tête de l'UMP. Il quittera ses fonctions le 15 juin. En pleine affaire Bygmalion, sa position était intenable et menaçait la survie même du principal parti de droite.

Alors que le siège du l'UMP est l'objet d'investigation de la part de la Police et de la Justice, cette survie tient à peu. L'incendie est dans la maison et cette affaire Bygmalion risque d'avoir de répercussions sur l'avenir du mouvement. A cette heure, on ignore si elle entraînera aussi la chute de Nicolas Sarkozy, mais il est clair que l'ancien président voit ses chances de revenir dans la course présidentielle se réduire de jour en jour. 

Quant à Jean-François Copé, nous ne le regretterons pas. Du pain au chocolat à "Tous à poil", il a poursuivi le rapprochement idéologique et sémantique avec le Front National initié par Nicolas Sarkozy, sans pour autant obtenir l'affaiblissement du parti d'extrême-droite.

vendredi 23 mai 2014

Quelques bonnes raisons de voter pour la liste PSE menée par Martin Schulz

Martin Schulz, téte de liste du PSE et bête noire
de la chancellière Angela Merkel

Ben voilà, ce sont les dernières heures de cette campagne européenne. Une campagne surtout monopolisée par les anti-européens  : nationalistes, populistes, souverainistes ont encore une fois trusté l'attention de médias toujours plus en demande de sensationnel, de phrases chocs et d'idées courtes.

Le faux débat

Le débat européen a trop souvent été réduit à la question de savoir s'il faut plus ou moins d'Europe. Une façon biaisée et caricaturale de la construction européenne.

La véritable question n'est pas de savoir s'il faut plus ou moins d'Europe mais bien de quelle Europe nous voulons.
Car finalement, ce que rejettent les européens ce n'est pas l'Europe mais un modèle européen libéral uniquement centré sur la construction financière et le libre-échangisme.
Les Européens aspirent à une Europe plus sociale qui privilégie le développement économique, l'éducation, les échanges culturels et la préservation des espaces naturelles.
Une Europe qui renoue avec la croissance et échappe à la spirale déflationniste du moins-disant social.


Juncker, Sarkozy, Barroso : l'Europe des faillis et des tricheurs


S'il existe aujourd'hui un rejet de l'Europe, c'est bien celle des Merkel, Sarkozy, Barroso et Juncker, celle incarnée par le libéralisme débridé mené par la droite européenne du PPE, à laquelle adhère l'UMP.

Pourquoi voter pour la liste PSE et Martin Schulz ?

Il est clair que l'Europe telle qu'elle est construite et gérée actuellement ne convient plus à la majorité de ses habitants.
Il faut donc se donner les moyens de changer de façon décisive l'orientation des politiques européennes et battre pour cela les candidats du PPE.

Or, seul le PSE est en mesure de le faire. Selon les sondages, les deux grands partis sont au coude à coude. Dans treize états, les forces de droite devraient arriver en tête : Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Croatie, Espagne, Finlande, Hongrie, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne et Slovénie. Dans onze autres pays, la gauche arriverait en tête Bulgarie, Estonie, Grèce, Italie, Lettonie, Lituanie, Malte, Portugal, Roumanie, Slovaquie et Suède. Dans les quatre derniers états, les partis populistes et nationalistes pourraient arriver en tête : Danemark, France, République Tchèque et Royaume-Uni.


Composition du parlement européen selon les enquêtes d'opinion 

à une semaine des élections des 22-25 mai 2014

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Le vote à gauche doit donc être motivé par cette perspective de faire balancer à gauche la majorité parlementaire et chaque vote compte.
Certes, on n'est pas toujours d'accord avec le programme du PSE mais il faut se focaliser sur les points de convergence au lieu de s'éparpiller sur les points de divergence.

La grande multiplication des listes est un écueil à éviter. Ainsi, en Île-de-France, sur 31 listes candidates, seulement 10 ont été en mesure de fournir des professions de foi et peuvent être qualifiées de sérieuses.

Le résultat du vote sera d'autant plus tranché que le nombre de candidats par région est faible et que l'abstention amplifie les mouvements de vote.
Dans ce climat d'abstention, votre vote exprimé en faveur du PSE aura donc un poids important dans le résultat final.

En résumé et dans l'ordre ou le désordre, en votant dimanche pour les listes présentées par le PSE, vous pouvez :
- sanctionner efficacement le PPE libéral et libre-échangiste de Juncker et Merkel
- faire barrage aux partis extrémistes et nationalistes, alliés objectifs de la droite
- voter de façon sûre pour une gauche parlementaire européenne
- faire de votre vote un vote efficace qui pèsera effectivement dans les résultats.

Nous avons besoin de votre mobilisation.

Choisissez enfin votre Europe : 

ce dimanche votez pour les listes du PSE.



vendredi 9 mai 2014

Européennes 2014 : foire aux listes



Les 24 et 25 mai 2014, les Français seront appelés aux urnes pour élire le nouveau Parlement européen. 
Le scrutin désignera les noms des 74 eurodéputés qui représenteront la France au sein du Parlement de Strasbourg. Lors des élections européennes, le territoire français est découpé en huit circonscriptions interrégionales. La France disposera de 74 des 751 sièges qui formeront le Parlement européen.

La circonscription Île-de-France et Français établis hors de France comptera 31 listes distinctes de 30 candidats pour 15 sièges :


Liste
Nuance
Conduite par
LDIV
M. Vincent LE SCORNET
LDVD
Mme Isabelle BORDRY
LDIV
M. Balié TOPLA
LVEC
M. Pascal DURAND
LDIV
M. Julien VOLGANLI
LDIV
M. Farid GHEHIOUECHE
LUMP
M. Alain LAMASSOURE
LDIV
Mme Hélène FEO
LDVD
M. Christophe PAILLARD
LDIV
M. Francis MBELLA
LUC
Mme Marielle DE SARNEZ
LDIV
Mme Laure PATAS D'ILLIERS
LEXG
M. Jean GRIMAL
LDVD
M. Dominique JAMET
LDIV
M. Stéphane GUYOT
LDIV
Mme Caroline DE HAAS
LDIV
M. Jean Marc GOVERNATORI
LUG
Mme Pervenche BERÈS
LFG
M. Patrick LE HYARIC
LDIV
M. Antoine MAYEROWITZ
LDIV
Mme Magali LEPAPE
LDVD
M. François ASSELINEAU
LDIV
M. Gaspard DELANOË
LEXG
Mme Nathalie ARTHAUD
LDIV
Mme Véronique VERMOREL
LDVG
M. Pierre LARROUTUROU
LDIV
Mme Corinne LEPAGE
LDIV
M. Louis DE GOUYON MATIGNON DE PON
LDVD
Mme Christine BOUTIN
LFN
M. Aymeric CHAUPRADE
LEXG
M. Olivier BESANCENOT


Certes à l'heure de l'Euroscepticisme dominant, on pourrait se réjouir d'une telle abondance. 
Mais, pour ma part, je m'interroge du bien fondé de toutes ces candidatures et de tous ces partis.
Certes, ils recevront tous en fonction des voix gagnées un financement public.

Mais qu'elle sera la juste participation de ces micro-partis ou groupes politiques au réel fonctionnement de ce suffrage. Quelle sera leur réelle participation aux opérations de vote, présidence de bureau, assesseurs, suppléants et scrutateurs ?

Ce dimanche 25 mai risque de ne pas être une fête de l'Europe pour ceux qui assumeront la réelle tâche de faire fonctionner cette consultation démocratique.

Enfin, cette multiplication des candidats est aussi une machine à perdre pour les grands partis qui risquent de voir leur électorat se disperser sur des petits candidats dans ce scrutin à un seul tour.